Grand Chambéry l'agglomération  - 56 : Automne 2017

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Le calendrier du chantier

2014-2016
Restauration des digues de la Leysse entre le pont des Allobroges et le pont de la voie ferrée (1,7 km)

2015-2017
Restauration des digues de la Leysse entre le pont de la voie ferrée et l’aval du pont de l’autoroute A43 (2,8 km)

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Ces travaux étaient nécessaires, sinon nous nous exposions à de forts risques humains et économiques.

Luc Berthoud, vice‑président chargé des cours d’eau

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Pourquoi préférer la végétalisation aux arbres existants ?

« La menace est multiple : des arbres tombent dans la Leysse, le basculement d’arbres peut entraîner une partie de la digue et les nombreuses racines rendent l’ouvrage poreux et vulnérable en cas de forte crue. C’est pourquoi, certains arbres ont été abattus lors des travaux préparatoires, nécessaires au terrassement. Les berges de la Leysse seront cependant toujours arborées avec la plantation de nombreux végétaux, adaptés à la rivière et disposés de manière durable. Sur l’ensemble du projet ce sont 892 arbres, 5130 arbustes et 41620 saules arbustifs et arborés qui vont être réimplantés pour impulser cette dynamique végétale, soit bien plus qu’avant. »

Christophe Guay,
Directeur de la gestion des cours d’eau

Le chantier en chiffres

17 millions d’€ pour se prémunir face à un risque de 120 millions d’euros de dégâts. C’est aussi un soutien à l’économie locale.

7 200 personnes protégées contre la crue centennale

50 000 nouveaux végétaux replantés pour 4,5 km de rivière restaurées

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Leysse-nous voir

Une quinzaine thématique sur l’eau et la Leysse dans l’agglomération chambérienne est organisée du 15 au 30 septembre.

Une exposition pédagogique et interactive installée à l’ancienne maison du tourisme avenue des Ducs à Chambéry invite le public à connaître la rivière et à comprendre le développement urbain du territoire indissociable de sa rivière principale du Moyen‑Age, jusqu’aux derniers aménagements de requalification.

Un programme de visites, d’ateliers et d’animations ponctuent la quinzaine.

Ouvert le 15/09 de 14 h à 17 h 30 - Les 16 et 17/09 de 10 h à 17 h 30
Du lundi au samedi : 10 h - 17 h 30

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La restauration de la Leysse

Une rivière plus sûre et plus vivante

Les travaux de restauration des digues de la Leysse visent à lutter contre le risque d’inondation et à restituer un corridor écologique à la rivière. Le point sur ce chantier d'envergure.

Le chantier de restauration de la Leysse a un double objectif : sécuriser les digues de la Leysse entre Chambéry et La Motte Servolex pour lutter contre le risque d’inondation tout en restituant un corridor écologique à la rivière, connectée à une zone humide. La plantation de nouveaux arbres et la renaturation du lit de la Leysse sont favorables au développement de la biodiversité.

Se protéger des inondations


Ces travaux sont nécessaires pour la protection des personnes et des biens contre les inondations. Ils doivent permettre à la crue centennale (crue qui a une chance sur 100 de se produire chaque année), de s’écouler dans la rivière sans inonder les zones d’habitations et les zones d’activités économiques proches. Les digues construites il y a 150 ans ne répondaient plus aux critères de sécurité exigés aujourd’hui pour contenir les très fortes crues de la Leysse. Elles étaient peu étanches, hétérogènes, instables et fragilisées par les arbres qui avaient poussé dessus. Les nouvelles digues sont réalisées avec des matériaux très imperméables, mis en oeuvre et compactés pour garantir les résistances mécaniques et hydrauliques de l’ouvrage lors des crues. Tous les réseaux, présents dans les anciennes digues ont été déviés pour être sortis des nouvelles digues.

Pour davantage de sécurité, le lit de la rivière a été élargi, afin de pouvoir contenir les très fortes crues, et mieux résister aux risques de débordements et aux menaces de ruptures et de submersions des terrains adjacents. Cela permet de préserver la Voie Rapide Urbaine, les zones pavillonnaires et économiques directement menacées en cas d’inondation. « Ces travaux étaient nécessaires, sinon nous nous exposions à de forts risques humains et économiques », rappelle Luc Berthoud, vice-président en charge des cours d’eau.

Favoriser la biodiversité


Élargir la rivière permet également d’agrandir le corridor écologique au bénéfice de nombreuses espèces végétales et animales. Autre avantage pour la biodiversité, le nouveau tracé du lit de la rivière. En effet, son élargissement et la réalisation de méandres favorise la diversification des habitats aquatiques. Les fascines végétales (fagots de branchages) et l’accumulation de galets, en alternance sur les rives et au centre du courant, favorisent la variation de terrains et d’écoulements associés. De nombreux poissons, à l’image de la truite, disposent ainsi d’habitats très favorables pour leur reproduction et leur croissance. Ces aménagements permettent également aux espèces aquatiques de mieux résister en cas de sécheresse.

Reconnecter la rivière avec les zones humides


« Ces travaux reconnectent la Leysse à près de 5 hectares de zones humides, sites à grande vocation écologique », explique Michel Dantin, maire de Chambéry et président du Comité Intersyndical pour l’Assainissement du Lac du Bourget (Cisalb). Le secteur le plus emblématique est situé à l’aval de la passerelle du Pré Marquis. La digue rive gauche est reculée de 70 mètres afin de permettre à la rivière de circuler dans un méandre au coeur d’un espace plus vaste de 500 mètres de longueur. Ce bras de la Leysse, appelé du Pré Marquis, sera officiellement ouvert le 21 septembre prochain dans le cadre de la quinzaine thématique consacrée à la Leysse (lire ci-dessus). Les nombreuses plantations et végétalisations de ce chantier apportent ombre, fraicheur et en font un lieu agréable où il fait bon flâner. « Des arbres et arbustes ont été replantés, la Voie verte, réouverte, constate Luc Berthoud, vice‑président de l’agglomération en charge des cours d’eau. Il est appréciable de profiter d’une rivière apaisée en observant la biodiversité lors de sorties le long de la voie verte ». Ce chantier d’envergure est porté par Chambéry métropole - Coeur des Bauges dans le cadre de la compétence gestion des milieux aquatiques et protection contre les inondations, exercée de manière optionnelle par l’agglomération depuis 2008 et qui deviendra une compétence obligatoire au 1er janvier 2018.

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